mercredi 10 juin 2009

LA REVOLTE GRONDE : VOS PRISONS ET VOS CAMPS NE NOUS ARRETERONT PAS !

Ceux qui volent: on les emprisonnent, ceux qui tuent aussi, ceux qui sont étrangers et ceux qui résistent à l'Etat (totalitaire ?) également. Par contre tel haut personnage fait voter des morts pour assurer son élection dans une mairie de Paris, restera en liberté avec un sursit comme épée de Damoclès et une amende . Lorsque Chirac et consorts piquent des sommes époustouflantes à la mairie de Paris pour faire fonctionner le RPR, l’affaire est classée ! Ainsi, une personne des classes dominées court plus de risques d’être incarcérée lorsqu’elle vole à l’étalage, qu’un bourgeois quant il détourne des millions d’euros !

Les prisons sont pleines d’hommes, de femmes et d'enfants. Depuis des siècles qu’elles existent, elles n’ont montré qu’une chose : elles ne sont pas une solution, mais simplement l’expression d’une vengeance des nantis lorsque les pauvres refusent leur domination et un moyen de reléguer tous les indésirables pour ces mêmes dominants, qu’ils soient aristocrates du temps des rois ou bourgeois dans la société capitaliste.

Le Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers et d'autres luttent pour la régularisation de tous les sans papiers, pour la libre circulation et contre la xénophobie d'état, la fermeture et la disparition des camps de rétention.

Dans la situation actuelle, il est difficile de ne pas faire des parallèles entre le régime de Vichy et la politique de tous les gouvernements depuis une trentaines d’années en matière d’immigration. Sarkozy ne fait qu'accélérer un processus déjà bien engagé. Le consensus au sein de la caste politico-gouvernementale est très fort. Les sans papiers, les demandeurs d'asile (et tout les sans...) se retrouvent peu à peu enfermés, maltraités et expulsés parce que leur seul tord et d'avoir fui ou quitté leur pays d'origine. Enfants, parents, femmes ou hommes sont arrêtés et placés en rétention puis expulsés de force.

Mais les camps de rétention sont de plus en plus nombreux à bruler par les flammes et par la rage. Nous voulons que ces camps pour étrangers soient non seulement fermés mais détruit pour ne pas qu'ils soient réutilisés pour y enfermer quiconque dans un avenir plus ou moins proche.
On ne peut oublier que les camps ouverts par Daladier pour « accueillir » les réfugiés espagnols à la suite de la défaite de la révolution, « hébergèrent » des Juifs, des Tziganes... pendant le régime de Vichy. Le camp de Rivesaltes (proche de Perpignan) est emblématique. Après avoir été ouvert par les gouvernements avant et pendant la Seconde guerre mondiale pour y enfermer des gens victime du racisme d’Etat, il fut utilisé pour incarcérer des prisonniers de guerre allemands et italiens. Ensuite ce fut au tour d’Algériens pendant la guerre d’Algérie. Ce même camp reçut des harkis à la fin de celle-ci. Au début des années 80, l’Etat le réouvrit pour y retenir des sans papiers. Il n’a été fermé qu’au début des années 2000 au profit d’un nouveau camp de rétention construit près de l’aéroport local. Cela montre qu’on sait où commence un outil de répression, mais on ne peut jamais prévoir où il se terminera !

Lors du dernier sommet de l'OTAN en avril, de nombreuses personnes ont manifesté leur révolte, leur opposition à cette machine de guerre impérialiste et leur refus qu’elle soit aussi utilisée à des fins de « maintien de l’ordre » capitaliste si la crise sociale s’amplifie.
Le service d'ordre à Strasbourg composés de plus de 5oooo policiers (français et allemands) et gendarmes n'a pas empêché les manifestants d'agir. Pour maintenir le calme dans les foyers et tenter de nous terroriser, Sarkozy et ses ministres n’ont pu nous faire taire, même si ils ont réussi à nous contenir dans les périmètres qu’ils avaient imposés ; coût de l’opération : des millions d'euros dépensés, alors qu’il n’y aurait pas de moyens pour trouver des logements pour les SDF, que notre santé, l’éducation... sont de plus en plus soumises aux aléas de la privatisation.
Non contents de notre expression et pour tenter de nous museler, maintenant l’Etat réclame des exemples. Sur les 11 inculpations, la justice soit disant indépendante a pourtant exécuté les propos du président et de la sinistre de l’intérieur. Des peines de prions de 6 mois à 1 ans de prison ont été « distribuées » par le tribunal sans qu'il n'y ait de preuves ni de délit. Parmi eux 3 militants de Tours, dont un membre du CSDASP, dénoncés par un vigile d’un super marché (Auchan). Ils ont été arrêtés pour avoir simplement achetés de l'alcool à brulé et... une serpillière ! Après l'énoncé de la nullité lors de leur procès le 5 mai en raison d’erreurs de procédure (en fait les flics ont été incapables de recopier correctement le numéro de l’article de loi par rapport auquel nos 3 camarades devaient être poursuivis, ce qui en dit long sur le sérieux des procédures engagées) la procureur fait appel. Le 22 juin, nos camarades comparaîtront de nouveau devant le tribunal de Strasbourg. Le porte voix de Sarkozy/Dati réclame jusqu'à 12 mois de prison ferme.

A Tours, le squat « Le pied de biche », autogéré par le Collectif la Victoire, est un lieu d’habitation et de lutte où se rencontrent et agissent plusieurs collectifs mobilisés contre le capitalisme, la xénophobie, le productivisme, le sexisme, la domination, le fascisme... Ce squat a subi une descente de flics : deux habitants arrêtés, dont l’un est convoqué le 12 août au tribunal correctionnel. Pourquoi ? Lors d’une manifestation étudiante, notre camarade serait, selon la police, auteur de dégradations envers la vitrine d'ADIA (boite d’intérim). Plusieurs témoignages montrent que notre camarade participait à la manifestation, mais qu’en aucune façon il n’a brisé la vitrine de cette officine de la précarité. Son tord serait-il qu’il soit membre du Collectif la Victoire ainsi que du CSDASP et qu’il vit dans un squat, refusant le salariat et de devoir payer un loyer pour engraisser un proprio ?

Que l'on soit enfermé pour un vol, parce qu’on a une nationalité différente ou pour faire taire toute forme de rébellion, les prisons ne seront jamais des centres de rééducation, ni des instituts pédagogiques. La prison et les camps brisent les liens familiaux, amicaux, sociaux et autres, détruisent bon nombre de personnes.

L’enfermement dans des camps de rétention ou en prison n’a jamais empêché quiconque de vouloir franchir des frontières, de s’installer où il le souhaite ou de trouver des moyens pour ne plus subir l’exploitation, exprimer sa révolte et sa volonté d’un autre futur en le construisant dès à présent.

Les prisons, les camps doivent être détruits car l’enfermement est antinomique avec une société fondée sur l’égalité sociale et la solidarité !

LE COLLECTIF DE SOUTIEN AUX DEMANDEURS D'ASILES ET AUX SANS PAPIERS et LE COLLECTIF LA VICTOIRE soutiennent les inculpés de Villiers le bel, de Tarnac, d'Athènes, de Vincennes, de Strasbourg et d’ailleurs...

La prison ça suffit, notre liberté n'a pas de prix et n'est pas négociable
A bas les prisons et les camps de rétention
Liberté de circulation et d'installation


Tours, le 06/06/09

Collectif La Victoire
la-victoire@laposte.net

Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers
adresse du site : http://csdasp37.free.fr/
06 34 19 64 98
csdasp37@no-log.org

lundi 2 mars 2009

Programme de Mars ! et oui...

On est toujours là, toujours actifs, et voilà ce que l'on propose pour mars:

Vendredi 6 à 20h: Auberge espagnole des RMIstes. Chacun-e apporte à boire et/ou à manger, de la musique, des vidéos, etc… et on partage le tout !

Samedi 7 à 18h : Débat : en ces temps insurrectionnels, nos luttes restent encore trop souvent soumises à des vieilles logiques. Entre autres, notre rapport à l’image et à la médiatisation de nos luttes. Jeune cagoulé, professionnel de l’interview, porte parole de tous poil, détourneur de médias… venez débatte de vos rapports à la presse (bourgeoise ou alternative).

Mercredi 11 à 18h : Atelier lecture sur le thème : Survivre en milieu capitaliste.

Vendredi 13 à 18h : apéro-débat : La mairie et les services sociaux vont une fois de plus se retrouver confrontés à une situation ingérable. A la fin de la trêve hivernale, les expulsions locatives vont reprendre, les centres d’hébergements vont fermer et mettre tous leurs occupants à la rue. Quelle lutte mener, quelles solutions alternatives ? Discutons ! Organisons !

Samedi 14 à partir de 19h : Apéro, bouffe et fête anti-répression, en solidarité avec Mathilde, arrêtée pendant le mouvement contre la loi LRU et accusée de « rébellion avec violence » alors qu’elle tentait d’avertir les passants de l’arrestation brutale d’un camarade. Pour l’aider à payer les frais (d’avocat et les dommages et intérêts réclamés), pour rappeler que manifester n’est pas un délit et que se révolter contre l’Etat est devenu un droit et un devoir essentiel. La lutte continue !

Vendredi 20 à 21h : projection de La Bataille d’Alger, film italo-algérien de Gillo Pontecorvo, 1966. Reconstitution de la bataille d'Alger de 1957, à l'occasion du soulèvement de la population algérienne musulmane par le FLN contre le pouvoir colonial français.

Samedi 21 : Le fascisme c'est la gangrène : on l'élimine ou on en crève ! Manifestation à l’appel du collectif antifasciste : départ à 15 h de la place Paul-Bert avec cortège en ville et apéro antifa pour conclure au squat.

Vendredi 27 à 21h : projection de Le Sens de la Vie, film britannique de Terry Jones et Terry Gilliam, sorti en 1983. Dans l'aquarium d'un grand restaurant, des poissons observent leurs anciens camarades se faire manger par les clients humains. Philosophes, ils se mettent à discuter du sens de la vie, et suivent avec intérêt une émission de télévision qui aborde précisément ce thème. Sur cette base, le film enchaîne divers sketches qui abordent les différentes étapes de la vie, de la naissance à la mort, en passant par la guerre, la religion, l'éducation sexuelle, la quête de bonheur, le don d'organes et les matches de rugby prof-élèves...

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Et toujours la ZONE DE GRATUITE


une zone de liberté ou rien ne se vend ni ne s’achète, un encouragement au recyclage, au bricolage et au don. La zone de gratuité, c’est des habits, de la bouffe, des lectures, un atelier vélos… gratuits.

C’est vous qui la remplissez ou la videz au gré de vos envies, nul besoin de prendre pour donner ou de donner pour prendre. Cette zone est ouverte tous les jours au Pied de Biche, il vous suffit de passez !

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Réunions du collectif précaires de Tours
(precairestours@no-log.org )
le lundi à
18 h.


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Réunions du collectif antifasciste de Tours
(precairestours@no-log.org )
le mercredi à
19 h.


jeudi 5 février 2009

la répression des militants de la LRU continue

Appel à solidarité avec Mathilde
9 février 2009
Orléans
14h devant la cour d'appel

Mercredi 9 avril 2008 au Palais de Justice de Tours s’est tenu le procès de Mathilde Barthelemy, arrêtée pendant le mouvement contre la loi LRU à Tours pour « rébellion avec violence » alors qu’elle tentait d’avertir les passants et étudiants proches de l’arrestation d’un camarade, Antoine. La répression des personnes contestataires d’un Etat tout puissant et d’une politique renforçant la précarité, la misère et la xénophobie continue.

Avant l’audience, à la demande du procureur, la police a annoncé aux personnes venues soutenir Mathilde que seulement 12 personnes pourraient entrer dans le tribunal. Face à cette entrave au droit de chacun d’assister à des audiences publiques, l’avocate de Mathilde est allée chercher le bâtonnier de l’ordre des avocats pour protester contre cette mesure. L’avocate a également refusé de plaider tant que les personnes venues en soutien ne pourraient pas assister au procès. Au final, tout le monde est entré au moment où Mathilde allait à la barre, en tout, une bonne cinquantaine de personnes, sous l’œil noir des policiers.

Face à une justice partiale, et ne laissant aucune place à la présomption d’innocence, Mathilde a maintenu sa position, refusant de se soumettre à de quelconques « aveux », considérant que son droit à faire connaître l’arrestation de quelqu’un avait été bafoué. Et à la question « Pourquoi un officier de police mentirait ? », elle ne peut qu’invoquer la multiplication des accusations d’outrage et de rébellion, qui profite à qui l’on sait…

Le réquisitoire de l’avocat des parties civiles (de la policière plaignante) a été ordurier, ne comprenant pas que des étudiants puissent s’intéresser en quoi que ce soit à des mouvements sociaux et s’évertuant à dire que des « professionnels de la manifestation » ont beaucoup d’influence sur de pauvres êtres naïfs et sont sans doute rémunérés pour leur militantisme.. Il a demandé 500 euros de dommages et intérêts ainsi que 500 euros pour rembourser les frais d’avocat. La procureure s’est également lancé dans un réquisitoire contre les manifestants qui ne respectent rien, et surtout pas la police. Elle requiert 1 mois de prison avec sursis pour Mathilde ainsi qu’un stage de citoyenneté.

L’avocate de Mathilde n’aura de cesse de s’élever contre cette justice partiale, contre les obstacles faits à nos droits de manifestation et d’expression et contre cette toute-puissance de la police. Elle demande la relaxe de Mathilde.

Le 28 mai 2008, le jugement est rendu. Mathilde devra payer à la policière 350 euros pour ses frais d’avocat ainsi que 150 euros de dommages et intérêts. Elle fait donc appel de cette décision.

Face à une justice qui marche main dans la main avec la police,

Face à nos droits qui sont bafoués,

Face aux inégalités nous appelons à une solidarité massive.

Nous ne pouvons laisser la justice agir dans l’ombre et le silence, comme elle tente de le faire en interdisant le libre accès à une audience publique.


Rendons-nous à l’audience le 9 février 2009 à la Cour d’Appel d’Orléans à 14h pour soutenir Mathilde.

AGENDA FEVRIER 2009




Vendredi 6 à 21h, projection de Pompoko film d'animation japonais d'Isao Takahata, 1994. Dans les années 1960, le Japon connaît une forte croissance et les logements font défaut. De vastes programmes de construction sont lancés, destinés à transformer les campagnes en villes nouvelles Dans les bois vivent des animaux, les Tanuki :la destruction quotidienne de leur espace vital les inquiète, ils décident de s'unir et d'enrayer la progression nuisible des travaux…


Samedi 7: ouverture de l’Atelier vélo dès 14h, puis à 18h apéro vin chaud.


Vendredi 13 à 21h projection de Théorème film italien de Pier Paolo Pasolini, 1968. Un personnage mystérieux d'une étrange beauté s'immisce dans une riche famille milanaise et entretient des rapports sexuels avec chaque membre de la famille, changeant radicalement la vie de chacun. Vive critique de la bourgeoisie italienne, ce film fit scandale à sa sortie.


Mercredi 11 à 18h, Atelier lecture Atelier lecture Qui en veut à la SNCF ? titrait Le Parisien.
Le comité invisible affirme MAM. Pour dépasser les fantasmes sur "L'insurrection qui vient", venez en discuter après une rapide présentation de ce best seller (+ de 3.000 ex. vendus)...


Samedi 14 à partir de 20h: soirée de soutien au Pied de Biche (la maison a été saisie et une expulsion est à craindre…)avec bouffe végétarienne prix libre, bœuf musical et mise aux enchères du squat!


Vendredi 20 à 21h, projection de 2 épisodes Le Prisonnier, série britannique en 17 épisodes, créée par George Markstein et Patrick McGoohan, 1967/68. Un agent secret britannique démissionne brutalement de son poste et rentre chez lui.Alors qu'il est en train de faire ses valises, un gaz anesthésiant est diffusé dans la pièce. À son réveil, il se retrouve dans le Village, un lieu idyllique et esthétique habité par une communauté insulaire constituée d'une part de villageois numérotés comme lui et, d'autre part, de leurs geôliers, deux classes indifférenciables. Il sera désormais le Numéro 6 et n'aura de cesse de tenter de s'évader du Village…


Vendredi 27 à 21h, projection Le Dictateur film de Charlie Chaplin, 1940. Au cours de la Première Guerre mondiale, un soldat maladroit sauve la vie du valeureux pilote Schultz. Après quelques années passées à l'hôpital, ce soldat devenu amnésique reprend son métier de barbier.


ZONES DE GRATUITE:
la Freeperie, l’Atelier vélo et l’Infokiosk sont ouverts tous les samedis après midi. Mais vous pouvez passer les autres jours, y’a toujours quelqu’un! Suite aux récups, redistribution de bouffe tous les jours aussi!

jeudi 29 janvier 2009

NOTRE SQUAT N'EST PAS À VENDRE !


PAS D'EXPULSION, QUE DES OUVERTURES !

NOTRE SQUAT N'EST PAS À VENDRE !

Depuis plus de 6 mois les squatteurs et les squatteureuses du collectif la Victoire et leurs soutiens se sont installés au Pied de Biche, 44 rue Lamartine, à Tours. Ce lieu laissé à l'abandon pendant plus de 10 ans, nous l'avons réouvert et nous nous le sommes réapproprié pour nous loger, nous réunir et nous organiser.
De cette initiative concrète d'autogestion a émergé tout un tas d'activités issues de réflexions sur la gratuité, l'échange, et la marchandisation. Comme par exemple l'atelier de réparation de vélo, la friperie, les bouffes végétariennes et la salle d'expo.

Mais malheureusement nous ne sommes pas les seuls à nous attaquer à la propriété. En effet le lieu que nous occupons a déjà été saisi et une première vente aux enchères a été annulée en raison de notre présence. La volonté de nous expulser se fait de plus en plus menaçante, et quand les vautours de la créance vous tournent autour, c'est la volaille en uniforme qui déboule à la porte...

Actuellement, un peu partout en France les autorités publiques expulsent nos lieux collectifs sans respect des règles juridiques relatives aux expulsions locatives. En faisant notamment passer la procédure civile en délit pénal, comme ce fut déjà le cas à Tours en Juillet 08, place de la victoire!

Non pas que le respect de la loi soit notre priorité ou même une revendication, mais c'est un minimum en deçà duquel nous refusons d'être traités.

Ainsi toute intervention pour nous mettre à la rue, NOTAMMENT PENDANT LA TREVE HIVERNALE, se heurtera à une résistance organisée, ainsi qu'à une série d'interventionS et de perturbationS publiques, à la hauteur de ce que nos précédentes expériences nous ont apprises.
En vérité, il n'y a aucune crise du logement mais une volonté claire, celle des autorités publiques (mairie et préfet) qui malgré la situation refusent d'appliquer la loi de réquisition des logements vides comme le prévoit l'article L-2211 du code général des collectivités territoriales.

Selon leurs propres aveux, il nous reste plus de 2000 logements vides à Tours, pour recréer un autre lieu subversif... Soyez en surs, nous n'y manquerons pas! Nous luttons pour retrouver le contrôle sur nos vies, et pour que celles-ci puissent s'épanouir en dehors des formes figées de la société.

Salutations de ceux qui ont la joie de vivre !
Et nous serons présents à la manifestation du jeudi 29 janvier, place Jean Jaurès à Tours à partir de 10h, avec notre Zone de Gratuité Temporaire.

jeudi 15 janvier 2009

SOIREE DE SOUTIEN AUX INCULPES DE TARNAC au Pied de Biche


Vendredi 23

(44 rue Lamartine à Tours)

  • Dès 18H, apéro-massages insurrectionnalistes (massages pendant des lectures terroristes)
  • Chansons cagoulées par la Lutte en Chantier
  • Vidéos émeutières et musiques totoïdes !
  • A 20h repas de soutien pour prendre des forces pour...

Samedi 31

Manif à Paris en soutien aux inculpés de Tarnac et contre la criminalisation des luttes. Passez au squat ou envoyer un mail avant le 25 pour organiser co-voiturages ou départs groupés.

Seule la lutte paie !

mercredi 7 janvier 2009

Extrait - Les échos de La Victoire n°6

Le SLI:P un squat culotté

Récement nous avons fait un déplacement éclair à Angers, pour y soutenir des demandeurs d'asile à la rue. Et nous avons pu rencontrer quelques personnes qui vivent en autogestion dans le squat Sli:p à côté de l'Etincelle (local associatif autogéré existant depuis 1999) au 26,5 rue Maillé. Malheureusement nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour parler , mais d'après ce que nous avons vu le Sli:p est une sorte « d'auberge espagnole » où différentes nationalités se côtoient sans trop de problème de communication. Ils ont créé un journal mural qui, comme le nom l'indique, s'appelle « Le Mur », il parle de leurs projets et de leur mode de vies, mais dénonce aussi les projets d'urbanisation (notamment la construction de résidences de standing et de parkings...) qui fleurissent sur la ville d'Angers. Au squat du Pied de biche vous pouvez trouver des exemplaires du « Mur ».

« Avec le mur on peut dresser des barricades ». Nous espérons garder contact avec eux pour, pourquoi pas, dresser une barricade de squats !